Les grévistes mènent la lutte pour nous toutes et tous car:

Des coupes sèches dans les services publics, ce sont des services en moins et plus couteux pour la population, des travailleurs surchargés et sous pression, donc moins souriants et moins disponibles.

Des salaires bloqués alors que tout les prix augmentent, c’est moins de capacité encore de se loger, de se chauffer, de se nourrir,… De plus c’est injuste car les richesses, elles, ne font que croître.

Des allocations sociales rabotées ou supprimées, même pour les isolés et les chefs de ménage, même pour les travailleurs à temps partiel qui bénéficient d’un complément de chômage, c’est non seulement une catastrophe pour ces personnes mais également pour les travailleurs! Plus de gens dans la misère, c’est moins de possibilités de trouver un emploi, moins de chances de le garder, aucune chance de revendiquer de bonnes conditions de travail!

Travailler plus pour gagner encore moins (blocage des salaires) et avoir moins de pension, c’est ce qui nous attend avec la pension à 67, calculée sur base de points et les attaques sur les périodes assimilées. Fini crédit-temps et autres pauses carrières sinon moins de pension!

En attendant, tant dans les services publics que dans le privé:
on ne laisse pas la place aux jeunes et tous sont pressés comme des citrons!

Parce que nous sommes tous concernés,
Parce que les services publics c’est l’enseignement, la sécurité, la santé, les transports,…

Nous appelons à soutenir la grève des services publics du 22 avril!

 

Depuis toujours, notre moyen de nous faire entendre a été la grève:IMG_9383

– Cela rappelle à ceux qui l’ont oublié que ce sont les travailleurs qui font tourner l’économie.
– Pour négocier, les patrons et les syndicats doivent mettre quelque chose sur la table. Les patrons menacent de délocaliser, de licencier, de privatiser lorsqu’il s’agit des services publics… parce qu’ils détiennent les moyens de production et les capitaux. Les travailleurs n’ont « que » leur force de travail à mettre sur la table. Faire grève est un moyen de montrer que nous aussi nous avons un moyen de pression.
– Ce que coute une grève, c’est exactement ce que les travailleurs auraient produit s’ils avaient travaillé. Ils se privent de leur salaire ce jour là mais ce n’est rien à coté du « racket » organisé par le patronat et les actionnaires avec l’aide du gouvernement ces dernières années.

Les attaques faites par ce gouvernement sur nos droits sont d’une sauvagerie sans précédent.
Les travailleurs n’ont d’autre choix que d’y répondre en agissant là où ça fait mal, c’est-à-dire sur le capital.

Car aujourd’hui, ceux qui bloquent réellement l’économie, ce sont ceux qui détournent ce qui devrait nous revenir en salaire pour l’envoyer dans des paradis fiscaux, ce sont ceux qui démantèlent les services publics qui sont payés avec nos impôts, ce sont ceux qui profitent de réductions de cotisations sociales, déforçant ainsi notre système de sécurité sociale…ce sont ceux qui nous appauvrissent par tous les moyens.

La grève est nécessaire, dans le privé et dans le public, pour dénoncer les abus des patrons et du gouvernement. Nous organiser et faire grève est notre droit le plus cher, celui qui nous différencie de l’état d’esclave.

Merci a toutes celles et tous ceux qui ce sont mis et se mettront encore en grève, dans le cadre du plan d’actions, de manière spontanée, de manière sectorielle ou interprofessionnelle, en Flandre, a Bruxelles et en Wallonie.

Les politiques d’austérité n’ont pas leur place ici, elles sont injustes et inacceptables!

Nous irons jusqu’au bout pour défendre notre projet de société, peu importe qui se trouvera devant nous!