Après Lidl, c’est le groupe Mestdagh qui devra entendre les travailleuses et travailleurs.

Depuis quatre jours, le bras de fer s’opère entre salarié.e.s et direction du groupe Mestdagh.

Le mouvement s’élargit aujourd’hui aux personnes travaillant dans les dépôts (pourtant non concernées directement par les mesures) et aux gérant.e.s qui se demandent comment organiser leur magasin demain.

Les travailleuses et travailleurs du groupe se soulèvent d’abord et avant tout pour exiger qu’on les respecte, après avoir épuisé toutes les autres formes de discussion.

« Ils veulent davantage de rayons à services dans le frais (poissonnerie, traiteur, boucherie, etc.). Mais sans les bras pour le faire », dénonce Myriam Delmée, Vice-Présidente du SETCa.

Le groupe Mestdagh veut instaurer des « Rémy Bricka » de la distribution : dépôt, caisse, rayon et avec le sourire S.V.P… Ce n’est pas humain !

Par ailleurs, les 350 personnes licenciées (dont plus de la moitié sont des femmes souvent peu qualifiées) se sont vues proposer des conditions de départ au rabais, ce qui accentue le sentiment d’irrespect.

Cette grève est un acte de dignité et un remarquable exemple de solidarité entre tous les départements qui composent ce géant de la distribution.

La FGTB wallonne tient à saluer ce combat syndical qui, comme celui mené chez Lidl en avril dernier, devra faire plier Goliath.