L’intérim est une forme de contrat à laquelle de plus en plus de travailleurs sont confrontés. Constituant une main d’oeuvre flexible dont on peut se débarasser facilement, de nombreux patrons ont recours aux travailleurs intérimaires pour des motifs qui, bien souvent, n’ont aucun rapport avec les motifs légaux du recours à l’intérim.

Pour de nombreux travailleurs, l’intérim est une impasse de laquelle il est très difficile de sortir. Offrant peu de perspectives de stabilité, tant d’un point de vue professionnel que familial, le recours à des contrats intérimaires doit rester une exception pour des motifs précis et limités dans le temps.

Intérimaires : STOP à la précarité

Avec leur contrat renouvelé de semaine en semaine, parfois de jour en jour, les intérimaires sont parmi les travailleurs les plus précaires.

Lorsqu’on est intérimaire, impossible de pouvoir envisager l’avenir. Investir dans une maison, une voiture ou même envisager d’avoir des enfants est bien souvent difficile. Même l’accès au logement est plus compliqué que lorsqu’on dispose d’un CDI.

De plus, travailler comme intérimaire, c’est souvent accepter d’accomplir les tâches que les autres refusent, c’est parfois aussi se refuser de faire respecter ses propres droits.

Les employeurs raffolent des contrats d’intérim. Un intérimaire est plus malléable, servile et docile qu’un travailleur sous CDI car un intérimaire doit se taire devant son patron s’il veut, un jour peut-être, avoir la chance d’obtenir le précieux CDI.

La crise a prouvé que les intérimaires sont la chair à canon des employeurs. En Belgique, en un an, le chômage a augmenté de 10%, notamment à cause du non renouvellement des contrats d’intérim.

Pour limiter l’intérim, nous réclamons que le nombre de contrats d’intérim successifs qu’un employeur peut conclure soit limité et donne droit à un CDI. Cela permettra de lutter contre les contrats journaliers et hebdomadaires et ainsi stabiliser la situation des travailleurs intérimaires.

Par exemple : après 4 contrats d’intérim, l’employeur serait obligé d’engager le travailleur sous CDI.
Pour pouvoir recourir à des travailleurs intérimaires, les employeurs doivent en demander l’autorisation. Cette autorisation détermine la durée et le poste de travail occupé par les intérimaires. Nous réclamons que la durée des contrats d’intérim conclus soit équivalente à la demande d’autorisation ou du moins à la durée nécessaire à l’employeur.

Par exemple : l’employeur qui a besoin d’un intérimaire pendant 3 mois pour une tâche déterminée devra proposer un contrat de 3 mois à l’intérimaire.