MAN18_coverÀ 18 ans, chaque jeune belge a le devoir de voter. C’est ainsi. Personne ne remet en cause ce postulat, et chacun considère donc qu’un ou qu’une jeune adulte de 18 ans est tout à fait apte à porter un acte politique en votant pour élire ses représentants.

Dans le même ordre d’idée, personne ne remet en cause qu’un ou une adolescente de 15 ans puisse, dès cet âge, endosser la responsabilité d’un contrat de travail en tant qu’étudiant(e) ou d’une formation professionnelle en alternance en entreprise.

Pourtant, combien de fois ces mêmes jeunes ont-ils eu l’occasion de poser des questions par rapport à ces choix lourds de sens ? Combien de fois ont-ils eu des réponses ? Combien de fois ont-ils pu exprimer leurs craintes et leurs envies ? Combien de fois ont-ils été entendus ? Combien de fois ont-ils pu négocier leurs conditions de travail et de vie et faire respecter leurs droits et leurs choix ?

Quel étrange paradoxe que de laisser aux jeunes les responsabilités individuelles les plus lourdes en ce qui concerne leur avenir, alors que, bien souvent, les adultes rechignent à leur laisser l’espace suffisant pour exprimer et défendre leur opinion et ce, dans presque toutes les sphères de la société.

Les Jeunes FGTB considèrent le jeune comme un individu capable de penser, de créer, d’essayer, d’innover, d’exprimer, d’apprendre et de raisonner. Il est essentiel que tous les jeunes puissent participer aux processus de décisions qui les concernent de manière démocratique. La participation doit être envisagée dans sa dimension collective, préparant ainsi les jeunes à l’exercice d’une citoyenneté responsable, active, critique et solidaire.

C’est dans cet état d’esprit que les Jeunes FGTB ont formulé, avec leurs militants, une série de propositions autour d’une série de thématiques qu’ils considèrent comme prioritaires.

Ce document ne se veut pas un catalogue exhaustif de toutes les revendications que peut porter la jeunesse mais bien un outil en vue de dégager des pistes de réflexion et d’action qui attendent d’être débattues et testées.

Nous espérons que celles-ci pourront être entendues, portées et défendues un maximum par nos représentants politiques.