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Allocataire d’insertion, une espèce en voie de disparition.

Allocataire d’insertion, une espèce en voie de disparition.

04.01.21

Pour beaucoup de jeunes, la fin des études signifie le début d’un parcours du combattant qui leur permettra peut-être d’ouvrir leurs droits aux allocations d’insertion au terme du stage du même nom.

Le stage d'insertion est un parcours semé d’embuches et, depuis 2012 et l’instauration d’un système de contrôle, d’inégalités.  Ce contrôle est sans cesse renforcé, transformant l’octroi de ces allocations censées être une aide leur permettant de surmonter une période de leur vie en une quête du Graal presque impossible à atteindre.

Un frein toujours plus inquiétant pour l’obtention des allocations d’insertion, car selon l’ONEM, le nombre d’allocataires d’insertion a chuté drastiquement de 69%. C’est donc seulement 3 jeunes sur 10 qui ont pu bénéficier d’allocation d’insertion en 2020 !

Nous constatons également qu’il y a une baisse de 50% du nombre de nouvelles demandes. Avant 2015, les jeunes étaient en moyenne 40.000 à ouvrir leurs droits ; aujourd’hui ils et elles sont à peine plus de 17.000.

Nous sommes loin de l’objectif qui est de garantir un minimum vital à l’ensemble des jeunes demandeurs et demandeuses d’emploi qui se retrouve confronté·e·s à une pénurie d’emploi.

Les Jeunes FGTB ne cessent d’alerter l’opinion publique depuis la mise en place de ces mesures à coup d’actions et à travers différents communiqués de presse dénonçant le risque croissant de voir les jeunes se retrouver dans des conditions de précarité extrême.

Si ces mesures persistent, nous irons droit dans le mur et vers ce que souhaitent les défenseurs de l’austérité : la fin des allocations d’insertion. Ce n’est envisageable que dans un état de plein emploi. Nous nous opposons à ces mesures qui au contraire stigmatisent la jeunesse, augmentent les inégalités et rendent les jeunes responsables de la situation au lieu de leur permettre un accompagnement prenant réellement en compte le contexte économique actuel.

Il est grand temps que ce gouvernement ouvre les yeux et prenne conscience de la réalité que subissent les jeunes demandeur et demandeuses d’emploi.

Petit rappel chronologique

  • 2012 :  allongement de la durée du stage d’insertion (ex-stage d’attente), un an pour toutes et tous. Conditionnement de l’obtention des allocations à l’octroi de rapports positifs lors de deux contrôles de recherche d’emploi durant le stage d’insertion. Les allocations d’insertion sont limitées à 3 ans.
  • 2013 : Systématisation et renforcement des contrôles après le stage d’insertion.Les allocataires d’insertion sont, depuis cette étape, soumis au même régime de contrôle que les autres bénéficiaires d’allocation de chômage.
  • 2015 : Renforcement des conditions d’accès liées à l’âge, celui-ci passant de 30 ans à 25 pour introduire une première demande d’allocation d’insertion. La durée du stage d’insertion d’un an impose d’avoir terminé ses études avant l’âge de 24 ans pour pouvoir ouvrir ses droits. Ajoutons également des restrictions d’accès liées aux études : il ne faut plus avoir « terminé » certaines études pour les jeunes de moins de 21 ans mais les avoir réussies et donc être titulaire du diplôme requis. S’ils/elles ne satisfont pas à cette condition, ils/elles devront attendre leur 21ème anniversaire pour introduire une demande… s’ils/elles répondent à l’ensemble des autres conditions.

sources: onem.be


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