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Manifeste

Revendications étudiantes

3 heures minimum par prestation. Tu n’es pas un bouche-trou.

Légalement, toute prestation de travail ne peut être d’une durée inférieure à 3h, que ce soit pour les travailleurs occupés à temps plein ou à temps partiel. Dans les faits, il existe des dérogations dans certains secteurs, certains employeurs ont tendance à ne pas respecter cette règle et, pour les travailleurs de l’économie de plateforme (Deliveroo…), elle ne s’applique même pas.

3 heures minimum par prestation, c’est la garantie que les jeunes ne soient pas traités comme des bouche-trous, hyper flexibles et sous-payés, compte tenu des frais (déplacements, vêtements…) induits par de trop courtes prestations. Les Jeunes FGTB revendiquent la fin des exceptions et le respect de la législation du travail !

Pour une enseignement réellement gratuit et accessible. Etudier est un droit, pas un privilège !

Le système capitaliste considère l’éducation et l’enseignement comme de vulgaires biens de consommation. Cette vision marchande propulse notre système scolaire parmi les plus inégalitaires d’Europe. Les coûts liés aux études sont de plus en plus importants (droits d’entrée, supports de cours…), ce qui les rend peu accessibles et donc finalement élitistes.

Les Jeunes FGTB se positionnent pour un enseignement diversifié et de qualité, accessible à toutes et tous, égalitaire et libre de toute vision marchande.

Egalité d’accès à l’emploi … Stop aux discriminations !

Les discriminations liées à la nationalité, à la couleur de peau, à la religion, au genre, à l’âge … autant d’exemples révoltants qui bloquent l’accès à l’emploi!

Les Jeunes FGTB sont convaincus que la lutte contre les discriminations doit passer par une prise de conscience collective qui permettra de faire barrage aux inégalités.

Il ne suffit pas d’avoir un cordon sanitaire contre l’extrême droite mais il faut également refuser de véhiculer leurs idées, quels que soient les partis qui les expriment.

Nous souhaitons la fin de toutes les dérogations aux lois anti-discrimination et de meilleurs outils pour faire appliquer celles-ci.

Remboursement de tous les frais de déplacements.

Les déplacements font partie intégrante du travail. Etre sur la route afin de se rendre sur le lieu de travail, en voiture ou en transports en commun, se déplacer à vélo pour effectuer une livraison, c’est aussi du travail. Encore trop de jobistes ne sont que partiellement, voire pas du tout, remboursés de leurs frais de déplacement. Les Jeunes FGTB revendiquent le remboursement complet de tous les frais déplacement, quel que soit le job, le secteur ou le type de contrat.

Stop au dumping social

Avec un salaire réduit et des règles très assouplies qui les rendent très disponibles sur le marché du travail, les étudiants jobistes sont attractifs pour les employeurs. Ce qui explique que certaines entreprises ne tournent pratiquement qu’avec des étudiants. Pourtant, un étudiant sur quatre estime que son job a une influence néfaste sur la réussite de ses études. Pire, l’accès à l’emploi « classique » est rendu encore plus difficile par la présence accrue des jobistes occupant, au rabais, ces emplois.

C’est pourquoi les Jeunes FGTB réclament un encadrement plus strict du travail étudiant, comme pour le travail intérimaire. Les employeurs ne pourraient avoir recours à des jobistes que dans le cadre du remplacement d’un travailleur absent, d’un surcroit temporaire de travail ou pour l’exécution d’un travail exceptionnel.

14 € de l’heure, 2300 € bruts par mois : conditions d’une vie décente.

Parce que le salaire minimum est aujourd’hui insuffisant pour permettre une autonomie financière (9.65 € de l’heure ou 1562.59€ brut ce jour, moins la dégressivité* pour les jobistes de moins de 21 ans), nous revendiquons une hausse du salaire minimum à 14 € de l’heure ou 2300 € par mois. C’est la condition nécessaire pour mener une vie décente, pour que les jeunes et les étudiants jobistes ne sombrent pas dans la précarité ou la dépendance financière.

Impossible ? C’est faux, certains employeurs gagnent en 1h ce que les travailleurs gagnent en 1 mois. Les riches ne l’ont jamais autant été. La fraude et l’évasion fiscale représentent des milliards détournés qui devraient revenir aux travailleurs.  

Signez la pétition #fightfor14 sur www.14euros.be

*Voir revendications « A travail égal, salaire égal. On ne vaut pas moins à 16 ans qu’à 21 . »

A travail égal, salaire égal. On ne vaut pas moins à 16 ans qu’à 21.

Les Jeunes FGTB dénoncent la discrimination que subissent les jobistes en fonction de leur âge.  En théorie, le jobiste reçoit le même salaire qu’un autre travailleur, occupant la même fonction et la même classification. Cependant, tous les jobistes ne sont pas égaux. Une échelle plus faible sera appliquée selon ton âge, cela s’appelle la dégressivité salariale. Si tu as 21 ans, tu toucheras 100% du salaire auquel tu as droit. Par contre, à 20 ans tu toucheras 94%, 88% à 19 ans, 82% à 18 ans, 76% à 17 ans. Et 70% seulement du salaire minimum si tu as 16 ans. Une différence de 30% donc si tu as 16 ans, par rapport à ton collègue jobiste de 21 ans, pour le même boulot chez le même employeur.

Parce qu’il n’y a rien de plus injuste, nous revendiquons la fin de la dégressivité salariale appliquée sur le salaire des étudiants jobistes.

Un meilleur réseau de transports publics gratuits et davantage de pistes cyclables.

Pas d’auto, pas de boulot ! Les jeunes, les demandeurs d’emploi sont régulièrement confrontés à des difficultés d’accès d’emploi à cause de problèmes de mobilité. Posséder une voiture coute cher et ne garantit pas d’être à l’heure. Les Jeunes FGTB, à tes côtés, se battront pour un meilleur réseau de transports publics gratuits, y compris dans les zones rurales, pour que chacun puisse profiter d’un traitement équitable. Nous lutterons également pour un meilleur réseau de pistes cyclables.

En outre, nous pensons que l’employeur peut contribuer: en prenant en charge 80%de l’abonnement social et en passant une convention « tiers payant » avec la SNCB ou les TEC, l’employeur assure la gratuité de l’abonnement aux travailleurs. Les 20% restants sont financés par l’Etat.

Un jobiste n’est pas un sous-travailleur : tu dois aussi avoir droit à la Sécu !

La Sécurité Sociale peut être considérée comme un système d’assurance collective dans lequel les travailleurs et les employeurs contribuent mensuellement via les cotisations. Les travailleurs sont protégés contre un certain nombre de risques: indemnités en cas de maladie ou de chômage, pensions de retraite, allocations familiales, etc. Les cotisations sociales des jobistes sont appelées « cotisations de solidarité », ce sont des cotisations réduites par rapport aux travailleurs classiques. Bien que celles-ci te permettent d’obtenir un salaire net plus élevé, elles ont plusieurs inconvénients : elles ne t’ouvrent aucun droit à la Sécurité Sociale qu’elles sous-alimentent et te mettent en concurrence avec d’autres travailleurs qui ne bénéficient pas de ce régime spécifique de cotisations.

Les Jeunes FGTB se battent pour que tout travail fourni ouvre le droit à la Sécurité Sociale (chômage et pension en priorité) et permette de contribuer comme il se doit à cette caisse d’assurance collective et solidaire.

Un vrai contrat pour plus de protection et des droits.

Les plateformes de l’économie digitale font généralement appel à des travailleurs, engagés sous statut de travailleurs indépendants (ou d’indépendants complémentaires) et d’étudiants (voire d’étudiants-indépendants). Ces travailleurs échappent à tout encadrement légal (temps de travail, salaire minimum, santé/sécurité, accident du travail, etc.) et ne bénéficient de quasi aucune protection sociale. Par ce système, les plateformes rejettent un quelconque statut d’employeur et donc les responsabilités qui en découlent.

Les Jeunes FGTB défendent l’introduction d’une « présomption de subordination » pour les travailleurs dits « autonomes » (les travailleurs « ubérisés » seraient assujettis à la Sécurité Sociale et y ouvriraient des droits) ; l’introduction d’une « présomption de statut de salarié » pour les travailleurs dans l’économie de plateforme afin de renforcer les contours du droit du travail ; l’obligation légale pour les entreprises donneuses d’ordre (les plateformes) à endosser le statut d’employeur. Plus largement, nous revendiquons la requalification du statut de l’ensemble des travailleurs indépendants des plateformes en travailleurs salariés.

Pour une juste rémunération des stages. Tout travail mérite salaire.

Les stages étudiants se retrouvent dans la plupart des cursus de l'enseignement supérieur et demandent un investissement considérable de la part des étudiant·e·s. Ces stages ne sont pas rémunérés et constituent une forme de travail gratuit, alors même que les étudiant·e·s font face à des conditions de vie de plus en plus précaires. L’Union Syndicale Étudiante, fermement opposée à toute forme de travail gratuit, a lancé une campagne afin d’exiger la rémunération de tous les stages.

La sécurité au travail est une priorité. Des jobistes bien formés et bien équipés, c’est moins de bras cassés.

Les jeunes travailleurs sont en principe soumis à des règles assez strictes en matière de sécurité au travail. Ils ne peuvent faire certains travaux qui leurs sont interdits, être exposés à des produits chimiques ou des machines dangereuses. Les employeurs ont l’obligation de les accueillir, de les couvrir par une assurance, de les informer sur les risques et de leur fournir les équipements de sécurité. Malheureusement, beaucoup d’étudiants ne connaissent pas leurs droits et certains employeurs en profitent, surtout dans les entreprises où il n’y a pas de délégation syndicale ou de CPPT (comité de prévention et de protection au travail).

Les Jeunes FGTB revendiquent des contrôles systématiques de l’inspection du travail, partout où il y a des jobistes. Les employeurs qui contreviennent aux règles de sécurité des étudiants jobistes doivent être durement sanctionnés ! La santé et la sécurité au travail, ça n’a pas de prix !

La précarité n’est pas un choix. Les étudiant-e-s au CPAS doivent pouvoir étudier sans contrainte.

Le travail étudiant est encore plus une réalité pour celles et ceux qui sont allocataires du CPAS (près de 50% des allocataires du CPAS ont moins de 25 ans). Ce dernier oblige les étudiants à « jobber » durant les mois d’été. Ainsi, les conséquences néfastes touchent plus durement les étudiants précaires, qui doivent travailler en été pour maintenir leur allocation le reste de l’année. Avec pour conséquence aggravante que les étudiants issus des familles à revenus modestes, qui ont donc logiquement recours au job d’étudiant, ont un taux d’échec de près de 70%, contre 45% chez les étudiants des milieux favorisés. Le job d’étudiant contribue donc à entretenir le caractère élitiste des études supérieures.

Les Jeunes FGTB considèrent que la première tâche d’un étudiant est d’étudier afin d’accéder à un diplôme ou une certification. La poursuite des études (et mettre en œuvre les moyens pour qu’elles se déroulent dans les meilleures conditions) sera toujours la priorité pour les Jeunes FGTB. Les CPAS ne doivent plus pouvoir contraindre un étudiant à jobber !

Revendications étudiantes

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