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Solidarité avec les travailleurs·euses de FedEx à Bierset

Solidarité avec les travailleurs·euses de FedEx à Bierset

02.02.21

Mardi 19 janvier, l’entreprise de transport FedEx annonçait dans un communiqué son intention de supprimer 671 emplois à Liège. Elle envisage également de réduire le temps de travail et de flexibiliser les horaires du personnel restant qui va devoir changer son mode de vie. Leurs salaires se verraient donc également diminués et leurs conditions de travail détériorées. La multinationale ne recule devant rien pour augmenter ses chiffres. En tout, on est au-delà des 1500 personnes concernées.

L’entreprise explique cette décision par le fait qu’une partie de ses activités à l’aéroport de Liège va être transférée vers l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Fedex va implanter à Paris plus de 60% de son activité de colis express située actuellement à Bierset. L’aéroport de Liège deviendrait un hub  européen “secondaire”. FedEx veut, par cette décision, remédier à la duplication des emplois suite au rachat de TNT. 

Depuis que la nouvelle est tombée, les travailleurs et travailleuses font grève afin de montrer leur mécontentement, leur étonnement et leur tristesse face à ce nouveau bain de sang social. Ce jeudi 21 janvier 2021, les jeunes FGTB se sont rendus sur le piquet de grève à Bierset afin de leur apporter soutien et solidarité. Face à cette décision, les travailleurs et les travailleuses se sentent impuissants car ils n’ont pas de marge de manœuvre pour négocier.

La grève a pris fin jeudi soir. La procédure Renault est entamée avec comme objectifs, pour les syndicats, de limiter les pertes d’emploi et les nouvelles mesures pour les travailleurs·euses occupé·e·s. Les syndicats vont entamer une longue discussion avec la direction.

Cette annonce de licenciement est un coup de massue pour des centaines de familles. Par ailleurs, la nouvelle passe encore moins bien en sachant que la crise du corona a été bénéfique pour FedEx, le secteur du fret aérien ayant connu une année 2020 assez favorable économiquement. L’entreprise a atteint un nouveau record cette année : plus de 1,8 million de tonnes transportées, ce qui rend la pilule plus compliquée à digérer.

Les travailleurs·euses se sentent encore plus lésé·e·s vu les efforts de productivité qu’ils et elles ont fourni durant la crise. En effet, ils et elles n’ont pas hésité·e à travailler plus et à des horaires flexibles pour soutenir l’entreprise et répondre à la demande croissante suite à la crise sanitaire. Les travailleurs·euses ont d’ailleurs reçu une « montre » pour les remercier de leur investissement malgré les conditions sanitaires compliquées. Un cadeau bien ironique une semaine avant l’annonce du licenciement collectif. Cela laisse un goût encore plus amer aux travailleurs·euses qui, pour beaucoup, travaillaient là-bas depuis 10, 15 ou 20 ans.

Les Jeunes FGTB dénoncent cette décision de l’entreprise américaine qui fait une nouvelle fois pencher la balance du côté du profit plutôt que du social. Où s’arrêtera la course à l’enrichissement ? Nous soutenons les travailleurs·euses de chez FedEx dans leurs actions et leurs négociations. Nous dénonçons cette injustice et espérons que la procédure Renault pourra limiter les licenciements et la flexibilisation des horaires des travailleurs·euses restants. C’est la dure loi du capitalisme qui montre ses effets et nous rappelle que rien n’est jamais acquis. Et que plus que jamais le capitalisme nuit gravement à la santé des travailleur.euse.s !

Pour rappel : la loi Renault impose à une entreprise qui annonce un licenciement collectif d’organiser le dialogue entre la direction de l’entreprise et les représentant·e·s des travailleurs·euses. Elle fut mise en place suite à la fermeture de l’usine Renault à Vilvorde.

Jeunes FGTB Liège-Huy-Waremme

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