Ces dernières années, les gouvernements successifs n’ont cessé de durcir les conditions d’accès aux allocations d’insertion. Derrière ces réformes, ce sont des milliers de jeunes qui se retrouvent exclu·es de leurs droits, plongé·es dans une précarité toujours plus grande. Une fois de plus, ce sont les jeunes et particulièrement les femmes qui paient le prix fort de politiques injustes et antisociales.
Aujourd’hui, les obstacles se multiplient : allongement et durcissement des conditions, exclusion de celles et ceux qui ne rentrent pas dans des cases toujours plus restrictives… Pendant ce temps, celles et ceux qui poursuivent des études longues sont pénalisé·es, et la recherche d’emploi devient un véritable parcours du combattant sans ressources financières pour assumer les coûts de base (déplacements, impressions, vêtements adaptés, etc.).
Privé·es d’allocations, les jeunes sont poussé·es vers des emplois précaires, mal payés, ubérisés ou sous-qualifiés. Ils et elles deviennent une main-d’œuvre flexible, corvéable et bon marché pour le patronat. Refuser l’accès aux allocations d’insertion, c’est empêcher toute possibilité d’émancipation et d’autonomie. Ces attaques contre les droits des jeunes sont inacceptables et doivent être combattues.
Face à cette situation, les Jeunes FGTB continuent de se mobiliser. Grâce à des recours en justice, de nombreux·ses jeunes ont déjà pu récupérer leurs droits. Aujourd’hui, la lutte continue pour faire tomber ces règles injustes.
Limitée à l’âge de 25 ans
Anciennement, la demande d’allocation d’insertion devait être introduite avant 30 ans. Depuis 2014, cette limite a été abaissée à 25 ans. Concrètement, si un·e jeune a plus de 25 ans à la fin de son stage d’insertion, iel ne pourra pas ouvrir son droit aux allocations.
Un stage d’insertion réduit à 6 mois
Le stage d’insertion, période obligatoire avant d’ouvrir le droit aux allocations, a été raccourci à 6 mois. Cette réduction peut sembler positive, mais elle s’accompagne de conditions plus strictes et d’un contrôle accru des jeunes demandeur·euses d’emploi.
Un diplôme désormais obligatoire
Désormais, l’accès aux allocations d’insertion est conditionné à l’obtention d’un diplôme, et ce quel que soit l’âge. Cette mesure exclut de facto toute une série de jeunes qui, pour diverses raisons, n’ont pas pu terminer leur parcours scolaire, renforçant encore les inégalités.
Limitée à une durée d’un an
Alors qu’elles étaient auparavant illimitées, puis limitées à 3 ans, les allocations d’insertion sont aujourd’hui réduites à une durée maximale d’un an. Après cette période, l’ONEM coupe les allocations, laissant de nombreux·ses jeunes sans aucun revenu du jour au lendemain.
Chope tes allocs !
Si tu te retrouves dans l’une de ces situations, ne reste pas seul·e face à cette injustice ! Contacte les Jeunes FGTB. De nombreux·ses jeunes ont déjà pu faire valoir leurs droits grâce à des recours et obtenir les allocations qui leur étaient refusées. Ensemble, on peut se défendre et faire reculer ces mesures injustes.
Pour plus d’infos : jeunes@jeunes-fgtb.be